Les normes à respecter pour l’installation d’une prise électrique dans la salle de bain

Installation d'une prise électrique

Installer une prise de courant dans une salle de bain peut sembler tout simple, mais il faut savoir qu’une installation inappropriée peut s’avérer la cause d’accidents parfois mortels. En suivant les normes de sécurité recommandées par l’État, vous optez pour la sécurité et la tranquillité d’esprit.

En quoi consiste une prise électrique ?

Une prise de courant est un dispositif de connexion qui permet de se raccorder au réseau électrique d’une pièce et/ou à des appareils électriques qui y sont installés. Pour une installation récente, les prises doivent comporter trois bornes : deux “femelles” pour assurer l’alimentation électrique, et une “mâle” pour la connexion à la terre. C’est ce qu’on appelle une “prise électrique 2P+T”. Qu’importe leur type, une prise électrique peut être mobile (avec rallonge) ou fixe (avec socle mural). En France, les prises de courant intérieures sont du type monophasé et fournissent une basse tension de 230 volts, pour une fréquence de 50 hertz. La norme prise salle de bain est la NF C 15-100.

Comment s’assurer que l’installation d’une prise de courant dans une salle de bain est sécuritaire ?

Pour éviter tout risque d’électrocution, l’installation électrique d’une prise de courant dans les WC ou une salle d’eau doit être réalisée en respectant la réglementation en vigueur. Il s’agit de la norme prise électrique NF C 15-100 et de la Protection IP. Ce règlement, qui concerne la prise rasoir*, est en application depuis 2015 ; il permet de déterminer à quelle hauteur et à quelle distance des autres installations doit se trouver cette prise ; il définit également les volumes de sécurité de cette pièce. On doit adjoindre à cette prise un transformateur de séparation. En fait, il existe deux types d’installation pour une prise électrique : en saillie ou encastrée. Les prises dites “en saillie” sont celles qui sont utilisées en rénovation pour le rajout d’une prise sur un circuit électrique. Faciles à installer en surface, elles ne nécessitent aucune insertion dans le mur ou la cloison. Les prises “encastrées” comme l’indique leur nom doivent être insérées dans un mur ou une cloison. Les raccordements sont intégrés dans un boîtier qui sert de support à la platine. Elles sont plus esthétiques visuellement, mais leur installation nécessite plus de temps et de travail. Les logements récents sont souvent pourvus de prises encastrées. Quant à la Protection IP, il s’agit d’indices de protection qui servent à indiquer le niveau d’étanchéité d’une installation électrique en cas de contact avec une source d’eau. Un chiffre IP plus élevé indique une meilleure protection. IPX4 : protection contre les projections d’eau (de toutes directions) IPX5 : protection en cas de jet d’eau à la lance provenant de toutes directions IPX7: protection en cas d’immersion temporaire. En équipant vos prises de courant de cache-prises vous en optimiserez la sécurité. Précision*: Seule une prise rasoir peut être installée à proximité d’une baignoire ou d’une douche (moins de 60 cm). Aujourd’hui, elle peut alimenter tout appareil qui fonctionne en 230 V.

Où installer une prise de courant dans une salle de bain ?

En vertu de la norme électrique pour la salle de bain (NF C 15-100) toute prise et interrupteur doit être placée dans un volume de la pièce qui n’implique aucun contact avec de l’eau. La hauteur de l’installation doit toujours se situer entre 0,9 et 1,3 m. Pour une salle de bain, la prise de courant doit être reliée à un disjoncteur ou interrupteur différentiel (de type 30 mA) pour en assurer la protection. Tout comme les dispositifs métalliques et d’éclairage, elle doit aussi être équipée d’une broche de terre* pour en assurer la liaison équipotentielle.

Précision* : En France, la mise à la terre est une mesure obligatoire (norme NF C 15-100) pour sécuriser tout circuit électrique dans une habitation. Généralement constitué d’un fil en cuivre, ce dispositif sert à diriger le courant de fuite vers la terre en cas de problème électrique ; l’alimentation est alors coupée grâce au différentiel installé. Le rôle de la broche de terre consiste principalement à assurer la protection des habitants contre les risques d’électrocution et d’électrisation.

En quoi consistent les 4 volumes d’une salle de bain ?

La norme électricité pour salle de bain identifie 4 volumes électriques dans une salle de bain : 0, 1, 2 et 3. Dans chacune de ces catégories de volume certaines installations électriques sont autorisées et d’autres non. Pour toute prise de courant, il est essentiel de mesurer sa situation dans l’espace d’installation et de vérifier à quel volume elle correspond. Cette norme exige qu’au moins une prise soit installée dans la salle de bain. Pour respecter la réglementation ayant trait à l’accessibilité des personnes handicapées aux prises de courant de la salle de bain, il doit s’agir d’une prise 16A 2P+T, placée hors volume près d’une commande d’éclairage.

– Le volume 0 concerne l’espace comprend l’espace de réception de l’eau, la zone de la baignoire ou du spa et de la douche. Les appareils électriques autorisés dans ce volume : IPX7 + TBTS12V. Dans cette section, toute installation de prise de courant est interdite.

– Le volume 1 concerne la zone qui se situe au-dessus du volume 0 (jusqu’à 2,25 m au-dessus du plancher, au-dessus du bac de douche ou du fond de la baignoire). Pour une douche sans bac, la zone correspond à un rayon de 1,2 m – l’axe central étant alors la douche de tête ou le point de raccord d’un dispositif flexible (douchette). Ou encore son périmètre lorsqu’il s’agit d’une douche-pluie. On ne peut installer dans cette section qu’un chauffe-eau protégé contre la projection d’eau.

– Le volume 2 définit l’espace qui se trouve au-delà de 60 cm de la baignoire ou du bac de douche. Les prises de courant qui y sont installées doivent correspondre au type d’appareils “sèche-cheveux de faible puissance ou rasoir électrique”.

– Le volume 3 inclut la partie restante de la salle de bain. On y place généralement le lave-linge et le sèche-linge (de classe II ou de classe I si protégés de la projection d’eau et comportant une mise à la terre). Tout ce qui n’entre pas dans les définitions précédentes et apparaît dans la salle de bain fait partie du volume caché (hors volume de protection). S’il s’agit d’une salle de bain ou d’une salle d’eau ancienne, il est essentiel de remplacer les prises électriques déjà installées par des prises incluant un interrupteur-différentiel de 30 milliampères intégré.

Quels sont les risques d’une installation de prise de courant mal exécutée ?

Plusieurs risques peuvent découler d’une prise de courant installée de façon inadéquate, en particulier dans une salle de bain. Elle peut aussi être inadaptée au fonctionnement de nouveaux appareils électriques intégrés dans la pièce. Les conséquences les plus courantes sont l’électrocution, la défaillance du circuit électrique, l’incendie – auxquels peuvent s’ajouter des tracas judiciaires et d’assurance. Rappelons ici qu’en l’absence d’un dispositif de mise à la terre et d’un disjoncteur différentiel*, le corps humain peut être traversé par le courant électrique, ce qui peut causer entre autres une défaillance cardiaque potentiellement létale. Si vous n’êtes pas très à l’aise pour installer vous-même une ou des prises de courant dans votre salle de bain, mieux vaut faire appel à un professionnel électricien expérimenté. Précision * : Le disjoncteur différentiel sert à la détection des variations de courant électrique. Il comporte trois conducteurs : fil rouge ou marron (aller), fil bleu clair (retour) et conducteur de protection (de couleur vert jaune) vers la terre . En cas de fuite de courant de plus de 30 mA, il ferme le circuit électrique. Depuis 1991, son installation est imposée sur tout circuit électrique d’un logement, particulièrement dans la salle de bain. Pour trouver un installateur qualifié, il est recommandé de rechercher les certifications et les labels des fédérations d’installateurs-électriciens reconnues (par exemple, ceux de la Fédération française des installateurs électriciens (FFIE) ou encore de la Fédération des professionnels de l’électricité (FEDELEC). N’hésitez pas à faire une demande de devis gratuits avant travaux. Le devis permet de comparer les prestations et les tarifs entre eux pour les travaux d’installation que vous compter faire réaliser par un professionnel. Un devis doit se présenter sous la forme d’un tableau incluant la nature des travaux, la quantité et le prix des matériaux qui seront utilisés ainsi que le temps prévu pour l’installation.